Tommychaud et froid
ville et nature proche et loin |
Entre deux voyages, quelques photos des récentes festivités à Louvain-la-Neuve (24 heures vélo et Halloween) ainsi que de la visite d'un travel mate australien en visite en Belgique. Au menu : bar à absynthe, citadelles de Namur et Dinant, plein de films, du space cake, des photos souvenir sur écran géant, des petits plats et un tournoi de dame de pique !
Next : Ecosse, Hambourg, Transsibérien, Nouvelle-Zélande, mais j'ignore encore dans quel ordre :o)
Pour profiter du pass, on décidé de s'offrir une virée d'un jour vers la zone volcanique qui a sacrément bien pété il y a de celà trois siècles environ : 10 mois d'éruption, des gaz empoisonnés expulsés en continu à des dizaines de kilomètres à la ronde, de la lave qui coule comme du robinet ... Le résultat est lunaire encore, comme vous pouvez en juger. Sinon, la journée était vraiment crevante, car la route menant à cette région était atroce, heureusement qu'ici les bus sont 4/4 comme sur Fraser Island !
A noter que nos espagnols Nacho et Monica sont encore à bord et que demain nous rentrons tous à Reykjavik par Lanmannalaugar. On aura fait tous les jours ensemble ! Ce n'est pas la seule coïncidence : Nacho joue dans un groupe du même genre que le nôtre, il a exactement la même guitare que D (même la couleur), ils écoutent les mêmes groupes, ont également été au festival Primavera ...
Le reste c'est de l'attente (merci à l'inventeur du Combat Naval, de Pays-Villes (on a inventé plus de 30 catégories, y compris titre de chansons des Pet Shop Boys !) et du Pendu, particulièrement le jour du vol vers le Danemark, où nous avons attendu rien moins que 5 heures à l'aéroport !
L'arrêt à Copenaghe était sympa mais à vrai dire la tête n'y était plus. Une petite marche jusqu'à la Sirène, et basta !
Effroi et calamité ! Alors que nous attendons depuis une heure au terminal (D et moi sommes du genre angoissés pour le nombre de places disponibles dans ces bus où on l'on monte sans réservation), on s'aperçoit en relisant plus attentivement les horaires que le bus qu'on imaginait nous reconduire vers le Sud ne circule en réalité que trois fois par semaine, et que le suivant est programmé deux jours plus tard ! Si on peut appeler ça une consolation, nous ne sommes pas les seuls à être tombés dans le panneau, un couple d'espagnols, Nacho et Monica, sont également en rade et tous les quatre nous n'avons dès lors d'autre issue que de prendre des tickets sur d'autres compagnies pour partir à l'Est avec l'idée de longer la côté pour finalement aboutir là où nous le souhaitions, sans trop perdre de notre passeport valide 7 jours uniquement. Et 100 euros de plus, donc.
Malheureusement, une horde de jeunes français a la même idée, le bus est donc bondé ... Ces sociétés de bus là ne font pas d'autres arrêts que ceux pour que le chauffeur se dégourdisse les jambes, donc monotone et crevant ... Et pour couronner le tout, la région n'est pas très belle de prime abord (il faut dire qu'on roule sur la Route 1 aussi, la plus praticable mais rien de particulier joli autour).
A Egilstadir, patelin désert, je ne sais plus si on a dormi ou si on s'y est juste arrêtés, je laisserai à D le soin de me rappeler ça pour un prochain update !
Bref, nous arrivons finalement à Höfn (prononcez Hupn) où nous passons la nuit dans une guesthouse bien douillette, ce qui change après ces quelques nuits à grelotter sous la tente dans nos sacs de couchage pas très adaptés (mais pourquoi n'avons nous pas pris davantage de pulls !).
On approche des glaciers, de Skaftafell et des coins les plus froids du pays !
A 13h le lendemain, après avoir jeté un coup d'oeil au glacier / iceberg Jökulsárlón, on plante donc la tente à Skaftafell et on part illico, avec notre maigre ravitaillement de l'office du tourisme local, dans une belle randonnée de 5 heures dans les collines, montagnes, vallées et glaciers. On aura malgré celà moins froid que deux ou trois nuits précédentes, ce qui est quand même un comble vu l'altitude ...
Quelles visions, entre Gullfoss et Akureyri ! Dès que le site touristique est dans notre dos, c'est une route en état pitoyable qui s'amorce, avec de la rocaille à perte de vue, des collines noires au loin qui avec ce ciel gris foncé nous font penser au Mordor ou au Pays Maudit de Johan et Pirlouit.. Pas âme qui vive pendant des heures ... Arrivés à Akureyri, petite ville plutôt sympa mais dont on fait le tour en une heure (sans se presser, hein), D y mange sa deuxième pizza du séjour tandis que je me contente de 4 1/2 tagliatelles pour l'équivalent de 20 euros ... Nous campons en ville en trouvant les douches trop tard le lendemain matin que pour pouvoir en prendre une seule, on se ravitaille un peu pour les longues heures de bus à venir.
Le trajet à venir monte vers Húsavík (qui sera donc la ville la plus au Nord du pays le plus au Nord où j'irai jamais) petit village de pêcheurs avec dix maisons, un port et trois bateaux qui vont montrer les cétacés aux touristes. Les collines au bord de la route sont très impressionnantes, l'Irlande de l'an passé ce n'est rien à côté de ça ! Ce qui est chouette avec cette compagnie, c'est qu'il n'y a pas dix assommantes heures de bus d'affilée, on s'arrête lorsqu'il y a des sites intéressants à visiter, notamment la tonitruante chute de Dettifoss, à laquelle on accède en traversant un paysage de cauchemar, glacial, gris, rocailleux. Moonwalk.
Le soir, on campe au bord du lac Mývatn, et comme il reste encore quelques heures de luminosité (genre il est 5 heures de l'aprem et on sait qu'on peut rentrer à minuit sans lampe de poche si on veut) on décide, pour ne pas froisser les amis métalleux, de faire le pélerinage jusqu'au site de Dimmuborgir, qui est en fait plutôt loin (7 km) mais vaut le détour, surtout qu'on doit grimper par un cratère gigantesque (1,3 km de diamètre) et qu'on ne s'en rend compte qu'une fois au-dessus. J'ai foiré mon panoramique mais croyez-moi sur parole, ça en jette ! Puis Dimmuborgir, qui ne donne rien en photo mais était sinistre à souhait, nous a offert une chouette petite balade autour de formations de lave solidifiée, et la visite d'une cave où se donnent des concerts de temps à autres (classiques, uniquement)
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